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Sur les réseaux sociaux aujourd’hui, des messages en très grande quantité sont partagés dans des proportions qui supplantent largement les moyens de diffusion traditionnels, on parle de viralité. Internet est également le lieu où la parole discriminatoire se banalise et on constate notamment un important déploiement de messages hostiles. Aussi, à l’heure où le succès d’un phénomène semble se mesurer en nombres de clics et de partages, une équipe de chercheurs de la Haute école d’art et de design de Genève invente des stratégies de communication citoyenne.

La viralité est la capacité d’un événement à être relayé en passant d’une personne à une autre tel un virus. Le buzz (terme anglais signifiant « bourdonnement » d’insecte) est à l’origine une technique du marketing qui consistait à provoquer du bouche à oreille avant la sortie officielle d’un produit.

Aujourd’hui, ce terme s’est popularisé, notamment sur les réseaux sociaux. Faire le buzz est l’expression consacrée pour décrire un phénomène qui se propage de façon virale.

En s’appuyant sur les dynamiques de la viralité, l’équipe de chercheurs souhaite créer des outils de communication permettant de véhiculer des contenus capables de sensibiliser un public à des causes citoyennes. En investissant les réseaux sociaux dans des espaces où ces discours sont soit peu relayés, soit au contraire en proie à une totale désinformation, les chercheurs souhaitent inventer de nouveaux axes de communication citoyenne, là où les stratégies de communication « traditionnelle » échouent et ne font pas écho. Ainsi, ce projet vise donc à articuler deux thématiques actuelles, la viralité d’une part, et la question de l’engagement citoyen de l’autre.